Publié dans Histoires de pêche.

Perch Time 

Le froid s’installe doucement en Laponie Parisienne et les brochets se montrent plutôt timides en cette période de transition. Pour ne pas perdre notre temps à courir derrière un poisson fantôme, on s’adapte et on change de cible. Il est l’heure de s’occuper un peu du cas de dame zébrée !

Direction un petit étang connu pour sa jolie population de belles perches et pas la peine de sondeur, on sait exactement où elles se tiennent en ce moment, le plus dur sera de les faire réagir. Pas trop d’inquiétude de ce côté là, on a le SLIKK SHADD »3.75″. Le tant attendu shad de la firme BLACK FLAGG. En toute objectivité, c’est une vraie petite bombe et on vous en reparlera plus longuement dans un prochain article.  

Un SLIKK, une tête plombée FNSS FLIPPING STAND UP entre 5 et 9gr, et gooo « shacking » tout ça au fond d’une fosse de 5m.

2/3 lancés et premier contact…coupe nette à la touche ! Ok, on change de stratégie , on passe de « White Shad » à « Forage Shad »(gris/vert translucide à paillette), pour être plus discret à la descente, monté cette fois-ci sur un petit hameçon texan plombé de quelques grammes. Stratégie validée, puisque quelques lancés plus tard, gros « TOC » en décollant le leurre du fond. La première perche est dans l’épuisette, un peu moins de quarante centimètres. 

Loin d’être évident il aura fallu attendre plus d’une heure pour déclencher une deuxième touche. Celle-ci intervient juste avant que le leurre n’atteigne le fond. Une belle tape bien franche, si bien que je penses de suite à un brochet mais non, c’est exactement ce pour quoi nous nous sommes déplacés.

Une magnifique perche de plus de quarante, qui a littéralement engloutie mon SLIKK SHADD ! 

Elles sont là mais elles ne se laissent pas leurrer si facilement, encore quelques petits poissons et de nouveau une belle tape. Ça fait pas quarante mais pas loin et encore de superbes rondeurs de saison. 

De son côté Nath commence à trouver le temps long et elle décide donc de passer à la vitesse supérieure. Elle monte un SLIKK SHADD « Hot Pink Shad » et place au massacre ! 

On avait un créneau de 3 petites heures en fin de journée et il ne nous reste plus qu’une heure avant la tombée de la nuit. Elle refait un passage minutieux à l’endroit même où j’ai pris la plus belle de la session et enregistre enfin sa première touche de perche, car oui, entre-temps elle aura quand même fait bouger un beau brochet mais qui tapera timidement par deux fois son leurre, bien trop pour qu’elle le ferre correctement. Mais celle-ci elle ne la manquera pas et mettra à l’épuisette cette superbe perche. 

Bref au final, 15 minutes lui auront suffie pour rattraper le coup et comme à son habitude, certainement pas avec le dos de la cuillère ! 

Verdict : 42 et 43cm, oui monsieur !!! Elle n’en finit plus de m’épater, un pur régale. 

Un brochet viendra clôturer cette session en chipant du bout du bec mon SLIKK en surface, juste devant le float, histoire de finir sur un joli petit combat dans les herbiers et au passage me faire mentir au sujet de leur activité, ou plutôt de leur inactivité. Car au final, presque autant de touches de brochets que de perches, de quoi nous remotiver pour nos futurs sorties Pike Fishing. Terminé pour aujourd’hui, on attendra même pas la tombée de la nuit pour plier bagage, le froid aura raison de nous bien avant.

À très bientôt en Laponie Parisienne !    ​

Publié dans Histoires de pêche.

Découverte de la Loire et de ses Aspes…Silures, Chevesnes, perches…etc

Ce fleuve tout aussi magnifique que déstabilisant nous a montré de quoi il était capable. 
Cinq courtes sessions, coup du matin et du soir sur deux jours et demi, accompagné du papa à Nath et avec pour but, la capture de nos premiers Aspes. 
Papi Jojo ouvre le bal après seulement quelques minutes de pêche avec un superbe poisson en topwater. J’avais entendu parler de ces fameuses attaques en surface et je confirme, c’est violent !
Nath ne tardera pas longtemps à vivre cette séquence canne en main, une explosion en surface à une quinzaine de mètres du bord à y laisser son petit cœur. Elle a de qui tenir la crapule !

Pour ma part l’exercice à été légèrement plus laborieux… Première session RAS, après la prise de ces deux premiers poissons l’activité s’est arrêtée aussi vite qu’elle avait débutée. Il m’aura fallu attendre la troisième sortie pour vivre à mon tour cette émotion. Avec Papi Jojo nous nous dirigeons sur un spot bien marqué, les piles d’un pont qui forment des accélérations de courant, un endroit idéal qui devrait à coup sûr abriter de l’aspe. Arrivé sur les lieux, je prends le temps de jauger le spot car si la Loire est un fleuve magnifique à pêcher c’est aussi un aimant à leurres ! En plein mois d’août l’eau est très basse et les débris charriées par la crue, très nombreux. La moindre faute d’inattention et le leurre y reste, et comme j’ai décidé d’insister avec un cadeau de mon pote Juju, bah ça me ferait légèrement chier de laisser au fond avant même de l’avoir inauguré ! 

Je cast donc mon Debu Nyoro pour la première fois et je n’aurai même pas le temps de l’animer, il aura à peine touché l’eau qu’il se fera exploser en surface… Le truc de fou !!! Je viens enfin de vivre ma première attaque d’aspe, j’suis comme un gosse et Papi Jojo aussi d’ailleurs, il est encore plus euphorique que moi. Le premier rush m’a laissé bouche bée, suivi d’un combat lourd dans le courant. J’arrive tant bien que mal à le ramener au bord et je l’aperçoit enfin, je le tiens presque…oui enfin, j’ai bien dit presque, un bon coup de tête et fin du game ! Pouahhhhh j’ai envi de chialer, je le tenais mon graal ! 

Il m’aura fallu attendre la cinquième et dernière session pour conjurer le sort, un duo à l’ancienne avec ma bonne vielle branche, Nath. Papi Jojo a insisté pour que je prenne son gros Sammy 115 SW et me certifie que je ferais un fish à coup sûr avec. Bah je ne suis pas du genre têtu et puis il m’a prouvé par A+B que les gros leurres ne leurs faisaient pas peur. Durant ce petit séjour il nous fera l’honneur de nous présenter quatre superbes poissons dont un joli spécimen de 74cm qu’il a même pas voulu prendre en photo…

-« vous l’avez vu c’est ce qui compte ! »

 
Je débuterais donc ma session avec ce stickbait prévu à l’origine pour la pêche en mer. Je mettrai moins de dix lancés pour lui faire honneur et sortir mon premier aspe.

 Il a une saveur toute particulière ce poisson, il est pour toi Papi Jojo, l’un des tout meilleurs pêcheurs que je connaisse ! 
Entre la prise de nos premiers aspes, on aura eu le droit à une pluie de chevesnes, de perches et même les premiers glanes de Loire, pour certains sur du matériel à l’origine destiné à l’aspe…

Pour clôturer le séjour en beauté et être certain d’avoir bien fait le tour du truc, j’aurais le droit à une opération chirurgicale à 8h00 du mat au bord de l’eau, qui ne gâchera en rien notre session d’ailleurs.

Un coup de pince et c’est de l’histoire ancienne ! 

La Loire est un fleuve vraiment atypique avec une faune riche, aux paysages magnifiques. Je suis un grand amoureux de la Seine mais la Loire est certainement l’un des plus beaux fleuves français !

À present il est temps de rentrer à Paname, elle nous manque déjà…

Publié dans Histoires de pêche.

Le destin est parfois cruel. 

Certains appèleront ça le hasard, moi je crois plutôt que c’est le destin, tout était déjà écrit à l’avance.

 
Je ne sais pas si c’est propre à tous les pêcheurs mais pour nous le plus gros du travail, c’est la recherche de spots. Avant chaque sortie la fameuse question, devenue presque tabou, revient comme un pavé dans la marre : « On va où ?!?  »

Entre nous, Nath, Seb et moi-même, c’est à qui dégainera le premier la question tant redoutée ! De cette façon, tu te débarrasses d’office de cette étape, qui pour nous est devenue un calvaire et tu laisses le soin aux deux autres de démarrer les hostilités. Après avoir retourné Google Map et notre répertoire perso, le spot est enfin chois, non sans mal. Pour corser encore un peu plus le truc, il n’est pas rare qu’une fois arrivé sur place, un facteur fasse que, tout tombe à l’eau… 

Ce jour là nous arrivions donc hyper motivés sur le lieu choisi et… ploufff ! Trois ou quatre float tube déjà sur place. Arfff….n’étant pas du genre à se marcher dessus, on laisse tomber et passe au plan B, qui n’existe pas encore d’ailleurs… Un petit tour rapide sur Google et bingo ! On a un spot connu juste à côté et ça fait un bail qu’on n’y est pas allé. C’est l’occasion, go ! 

Un signe du destin ?! On verra ! 

Nous voilà donc, enfin le cul sur le float. La météo n’est vraiment pas top pour une session pike. Un beau soleil, pas un brin de vent et cerise sur le pompon, une eau cristalline. On distingue parfaitement le fond jusqu’à 5/6 mètres. Je sens déjà qu’on va trouver le temps long et effectivement, il aura fallu attendre plus de deux heures avant la première touche. Nath ouvre le bal avec un superbe poisson, d’environ 80 cm. C’est peut-être un pic d’activité, faut en profiter et vite, ils ne seront sûrement pas nombreux aujourd’hui. On  entame donc une prospection minutieuse du secteur, pensant être sur une piste. Nath enchaîne avec un deuxième poisson un peu plus modeste mais pas de grand chose. Elle devient de plus en plus redoutable, on a intérêt à ouvrir l’œil et le bon ! Une vingtaine de minutes plus tard, toujours sur le même secteur, c’est à mon tour d’annoncer « Poissonnn!!! « . Après presque trois heures sans la moindre sensation au bout de la ligne, cette touche me remonte légèrement le moral. Mais la tête qui sortira de l’eau après le ferrage, m’infligera de suite une pression énorme ! J’entends mes deux acolytes s’égosiller : « c’est métré, poutre, c’est gros, oh la tête !!! ». Ok, merci pour votre soutien les mecs mais j’avais remarqué ! 

C’est lourd, mais ça fight pas et pour cause, quand il sort la tête de l’eau, je me rends compte qu’il est piqué au fond de la gueule. Je décides donc de le combattre jusqu’à la berge pour le décrocher proprement et confortablement du bord, et ainsi minimiser les risques, aussi bien pour le poisson que pour moi. S’en suit un combat tout en douceur, enfin, autant que possible avec Master Esox au bout du fil. La bataille ne débutera réellement que lorsqu’il me verra tendre la main pour le saisir. Il repartira en trombes, m’obligeant à desserrer  mon frein afin d’éviter toute effusion de sang et ainsi préserver au mieux l’intégrité physique de mon adversaire.
Après plusieurs tentatives, je le tiens enfin. Rapidement j’effectue une petite opération de chirurgie dentaire et plus de peur que de mal, les branchies ne sont pas touchées tout va bien. Place à la séance photo et aux mensurations d’usage. Verdict : 4cm au dessus de la barre mythique !
Je revis, la pression retombe, ma session est faite et ma journée est comblée. Une touche, un métré, c’est parfait, il ne me reste plus qu’à profiter du paysage en promenant mes leurres. Enfin le destin en décidera autrement et même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais songé à ça.

Le calme retombe sur le lac, le mode « Off » se ré-enclenche, une heure se passe  et plus rien, enfin j’ai bien fait suivre un joli poisson mais l’eau claire démasquera ma supercherie et il repartira sans même toucher mon leurre. Ma première touche a été plutôt timide, je n’aurai pas parié sur la taille du poisson, la deuxième sera totalement différente. Elle surviendra au ras du fond à une vingtaine de mètres de mon float, elle a été si violente que je n’ai même pas eu le temps de crier « poisson! », un « Ooohhhhh !!! » est sorti du fond de mes entrailles, qui a résonné sur tout le lac. Certainement la plus grosse touche de pike que j’ai subi jusqu’à présent ! Un vrai combat, rien à voir avec le premier, de quoi me faire remonter la jauge de pression en zone rouge. Je l’apercevois enfin, après avoir lutté sur plus d’une vingtaine de mètres pour le ramener, il s’offre enfin à mes yeux. Pas trop mal pour la deuxième touche de la journée, c’est le même gabarit que le premier. Le destin aurait il mis sur ma route deux poissons trophées le même jour ? J’y croirais seulement quand je l’aurai saisi. Ce qui fut chose faite la minute suivante. 

« Seb sort le mètre, vite ! Alors, alors combien?! 101 mon pote !!! « 

Invraisemblable, j’ai touché deux poissons métrés dans le public, en région parisienne et le même jour ! Mes, je l’espères, futurs petits enfants n’ont pas finis de l’entendre celle-là ! 

L’histoire aurait pue être belle et s’arrêter là mais le destin en décidera autrement. Pour moi, faut pas déconner non plus, elle s’arrêtera là, pour Nath c’est un peu différent, l’histoire ne fait que commencer en réalité. 

Par deux fois nous l’a surprendrons tremblotantes, les nerfs à vif, murmurant « je viens de faire suivre un monstre ! » « Encore un, il est encore plus gros que l’autre ! ». La pauvre commence à perdre patience, jure toute seule dans son coin et pour finir scelle son sort d’un, « De toute façon c’est pas pour moi aujourd’hui ! ». Ne force pas trop le destin non plus Nath. Allez on re-peigne vite fait une dernière fois le secteur avant de partir. Une erreur fatale, sincèrement on aurait jamais dû. 

Nous revenons donc sur nos pas pour refaire un passage rapide sur la zone. Arrivés pile à l’endroit où Nath à croisée le premier Follower, on va vivre une séquence assez traumatisante. On est là, on y croit plus trop, près à faire demi-tour et Nath n’en finit plus de marmonner, « Quand tout à coup », sous nos yeux, elle reçoit une énorme décharge ! Le poisson lui prend cinq mètres de fil à la touche et plus rien… Effrayant ! Quelle déception, la pauvre finit presque en pleure après cette scène, on a tout vu et c’était gros, même très gros. Cette journée, qui pour moi devait être certainement l’une des meilleures sessions de ma vie, a vite virée du rêve au cauchemar. Je ne peux fêter ma victoire en regardant les larmes couler sur ses joues. 

Heureusement, la connaissant d’ici quelques jours cette histoire sera oubliée, elle ne tardera pas à rebondir la crapule et ça aussi c’est déjà écrit.

Une journée pas comme les autres en Laponie Parisienne, où le destin aura mis sur ma route deux trophées et par un enchaînement d’événements inattendus, gâchera tout l’instant d’après. 

 “Ce que la plume du destin a écrit, tout l’art des hommes ne peut l’effacer.” ( Proverbe Turc )

Publié dans Test matériel pour la pêche sportive.

HEARTTBREAKER by the RAW FISHING INDUSTRIES BLACK FLAGG 



Un jour en discutant avec Livio Travasoni, fondateur de BLACK FLAGG, il m’a dit une chose qui m’a marqué et qui résume à elle seule toute la philosophie de cette marque ; « On fait des leurres pour attraper du poisson, pas les clients. »

 

Livio Travasoni, fondateur de BLACK FLAGG.
 
Le HEARTTBREAKER en est le parfait exemple ; il est moche donc n’attire pas le client mais il est efficace et prend du poisson.  Il est vrai qu’au premier coup d’œil on est loin de se douter du potentiel caché derrière ce soft atypique qui ne ressemble à rien ou du moins, pas à grand chose… En magasin sur son présentoir, il n’attire pas l’attention ou tout au plus une curiosité éphémère. Différent de ce à quoi nous sommes habitués, on ne voit pas trop comment ce truc pourrait prendre du poisson et encore moins le faire régulièrement. Un corps rond avec un gros paddle triangulaire percé d’un trou en forme de cœur, moi le premier je n’y croyais pas trop. Mais plutôt que de tirer des conclusions hâtives sans même l’avoir essayé, je l’ai accroché au bout de ma ligne et direction le bord de l’eau. 

Le HEARTTBREAKER 4.25″ possède donc un gros paddle en forme de cœur et un corps rond de forme conique, rétrécissant de la tête vers la queue. De ce fait, le flux d’eau est directement dirigé vers la queue ce qui lui confère la capacité de la mettre en mouvement à la moindre sollicitation. Les vibrations de ce paddle sont très serrées et presque invisibles à l’œil nu mais qui restent perceptibles par le pêcheur au bout de la ligne, même avec un bas de ligne en gros fluorocarbone destiné au brochet. Donc juste un battement très serré, sans rolling et autres anglicismes du genre, aucun mouvement exagéré, de quoi troubler ce bon vieux poisson si méfiant.
Comme je le disais plus haut, le paddle triangulaire est percé d’un petit trou en forme de cœur. 

Ce trou n’est pas anodin, d’une part il laisse passer l’eau, ce qui va créer une perturbation supplémentaire qui accentuera encore un peu plus les battements, mais pas que…  

Son nom HEARTTBREAKER, briseur de cœur en anglais, provient du fait que cette fameuse queue est prédestinée à être découpée de plusieurs façons, afin de pouvoir, en un instant, s’adapter aux conditions du jour où plutôt à l’humeur changeante de nos adversaires. 

Un Grub, un Shad et une Craw, tout ça réunis dans un seul leurre.

Je m’explique, le HEARTTBREAKER 4.25″ offre au moins 3 possibilitées d’utilisation ( on ne parle pas d’armement, simplement du leurre en lui-même),  je dis au moins 3, car on peut trouver encore plein d’autres façons d’employer ce leurre mais je ne vais pas vous mâcher le travail, je vais plutôt, laisser parler votre imagination. 

 La première et la plus simple ; tel que vous le trouverez dans le paquet. La façon classique, qui peut s’utiliser comme un shad, en linéaire, en traction…etc. 

La deuxième consiste à découper la queue au milieu, une pré-découpe est d’ailleurs visible. Avec cette solution vous obtiendrez deux appendices, comme une craw en quelques sortes, redoutable en trailer de jig. 

Nathalie et son fidèle ALL-IN-JIGG agrementé du HEARTTBREAKER en mode craw.

Pour la troisième ; découpez la queue à partir d’une de ses bases et vous voici en possession d’un grub (ou virgule). 

Loin d’être un gadget, cette faculté d’adaptation permet de faire évoluer son leurre tout au long de la session de pêche ou encore de répondre en un instant à une situation inattendue et déjouer la méfiance grandissante des carnassiers.

 Un petit exemple ; tout le monde connaît ce comportement si caractéristique du brochet, qui est capable de suivre un leurre sur des dizaines de mètres et il ne s’arrêtera que lorsque le leurre quittera l’eau ou au moment où il sentira votre présence, et repartira aussi nonchalamment qu’il est arrivé. Ce jour là, je ramenai donc mon HEARTTBREAKER 4.25″ sans modification, version classique dirons-nous et j’ai, une fois de plus, été victime de ce satané Follower Pike !
Instinctivement, je laisses tomber le HEARTTBREAKER sur le fond, pensant l’inciter à réagir. Parfois c’est la bonne solution, pas ce jour là. Rentre en jeu le deuxième effet Kiss Cool ! Plutôt que de retenter le coup de la même façon, j’ai découpé la queue à partir d’une de ses bases pour obtenir un grub. Au bout de deux ou trois lancés, l’histoire était réglée ! En une seconde j’étais en mesure de lui présenter quelque chose de totalement différent, ce qui déjouera sa méfiance et me permettra d’afficher un poisson de plus au compteur du HEARTTBREAKER 4.25″. 

La version, que je qualifierais de « classique », m’a, entre autres, également offert mon plus beau trophée, sur un spot que je pratiquai depuis des années. Une simple tête plombée de 7gr et un HEARTTBREAKER 4.25″, aura mis sur ma route un véritable brochet géant de 121cm. Ce poisson à dû croiser mes leurres et ceux d’autres pêcheurs, des dizaines de fois sans y prêter attention et ce simple battement de caudale aura eu raison de ce vieux roublard.

 

Le petit récit de cette capture disponible sur ma page Facebook en cliquant sur ce lien. 

Un dernier exemple mais cette fois-ci la cible sera le Black Bass. 

Habitant la région parisienne et n’étant pas forcément le mieux loti pour traquer le Bass, je cherche déjà avant tout, à en faire , peu importe la taille, sans tout de même taper dans le ridicule. Un poisson de trente chez nous, oui, ça se prend en photo ! Bref du coup on modère la taille de nos leurres, Wacky Rig et Jigs de tailles modestes sont de rigueur. J’en reviens donc à notre vulgaire bout de plastique si vilain…mais là je fais appelle au petit frère, le HEARTTBREAKER 3.40″.

Le HEARTTBREAKER 4.25″ et son petit frère en 3.40″, respectivement en coloris BIG BABOL et BABY CARP.

Le même concept mais avec le nouveau design, qui habillera dorénavant toute la gamme de leurres souples BLACK FLAGG. J’ai décidé de le monter en trailer sur des jigs de 7 à 10gr, sans lui apporter de modification.
Un HEARTTBREAKER Small 3.40″ monté sur un SKYY JIG de 7gr, pour une présentation tout en finesse mais également redoutable en Swimming-jig.
 

La subtilité de ce montage me permet d’allier, Jig-craw sous les frondaisons et autres bois-morts, et Swimming-jig lorsque je récupères mon montage en linéaire. De cette façon, j’arrives à cibler les potentiels « gros » sujets en planque dans les obstacles mais également les plus petits et plus fougueux, en maraude en pleine eau. Simple mais redoutablement efficace.

Un combo RK Machete Jigg et HEARTTBREAKER 4.25″ aura permis à Laurent Alary, pro-staff Florida Fishing, de prendre ce joli spécimen lors d’une compétition locale et qui lui rapportera de précieux points pour le classement final.

Malgré tout ce leurre reste méconnue et est loin d’être l’une des meilleures ventes chez BLACK FLAGG, un délit de sale gueule certainement. Pourtant tous ceux qui ont pris la peine de se pencher d’un plus près sur ce leurre l’ont adopté après seulement quelques tours de manivelle. Mes collègues et amis de chez FLORIDA FISHING, n’ont pas mis longtemps à trouver les subtilités du HEARTTBREAKER. Pourtant je me souviens que lors de nos échanges pour les sélections de leurres BLACK FLAGG pour le marché français, ils n’étaient pas forcément très emballés. Aujourd’hui il ne quitte plus leur boite de pêche et les poissons capturés au HEARTTBREAKER par les FLORIDA BOYZ, se comptent déjà par dizaine ! 

S’il y en a bien un qui a été conquis par le HEARTTBREAKER, c’est bien mon ami David Allard, pro-staff Florida Fishing. C’est devenue presque un rituel, le lundi mon téléphone sonne et une photo de prise au HB s’affiche. La dernière en date, un joli petit sandre.

Profitez-en, celui-là les poissons ne le connaissent pas encore. De la surface jusqu’au fond, il aura toujours une carte à jouer, à vous de choisir le bon moment pour abattre la bonne !